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La clinique/contexte
On définit la diarrhée par l’émission de selles trop abondantes, trop liquides et/ou trop fréquentes. On distingue diarrhée aiguë et chronique. Outre la durée des symptômes, la couleur des selles est importante : aqueuse, glairo-sanglante (syndrome dysentérique.) …
Origines possibles du symptôme (par ordre décroissant de fréquence possible)
Aiguë
Infections (gastro-entérite)
Toxiques
Chroniques
Infections (Retour de voyage)
Maladies de l’intestin (Côlon irritable, Crohn, tumeurs )
Questions fondamentales et conduites à tenir
La diarrhée est-elle chronique ?
Une diarrhée de plus de 3 semaines est rarement une urgence médicale. Des examens des selles (Coprocultures, parasitologie des selle) et l’endoscopie digestive permettent de poser un diagnostic ou d’en éliminer certains (Tumeurs, infections chroniques, maladies de l’intestin).
Le syndrome du colon irritable est une maladie de la mobilité de l’intestin, sans autre anomalie. Il provoque douleurs, alternance diarrhée / constipation et troubles fonctionnels (flatulences, distension…). |
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Y a t il eu un voyage récent ?
| La diarrhée est la plus fréquente des infections acquises au cours des voyages. Il faut distinguer la diarrhée bénigne du début de séjour (Turista) qui guérit spontanément, de la diarrhée de retour de voyage, le plus souvent fébrile. Un accès de paludisme peut également se manifester par une diarrhée. |
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Y- a- t- il du sang dans les selles ?
| La présence de sang rouge dans les selles orientent vers une maladie inflammatoire du tube digestif ou une pathologie infectieuse (Diarrhée glairo-sanglante) nécessitant toutes deux des explorations. |
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| En revanche, la présence de sang noir (méléna) traduit une hémorragie digestive urgente. |
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Un contexte épidémique sévit-il ? Plusieurs personnes ont-elles été atteintes ?
| Les plus fréquents sont ceux de gastroentérite ou d’intoxication alimentaire. Les virus en sont les principaux responsables et provoquent douleurs abdominales, vomissements alimentaires, diarrhées, parfois fièvre et douleurs musculaires. Les symptômes régressent en 24 à 48H avec un traitement symptomatique. |
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Ce que vous pouvez faire
Conseils
Avant un voyage, des conseils de prévention s’imposent : prévention anti-palustre, vaccinations, conseils d’hygiène.
Le principal risque de la gastro-entérite est la déshydratation. Les terrains à risques doivent bénéficier de conseils ou thérapeutiques visant une réhydratation. Chez l’adulte, on préconisera le respect des règles d’hygiène et de diététique, accompagné de traitements antidiarrhéiques et antiémétiques éventuellement.
La clinique/contexte
Le mal de gorge est un symptôme fréquent de recours à l’officine ou chez le médecin généraliste. Il convient de ne pas le confondre avec la dysphagie qui est une impossibilité à déglutir pour des raisons de douleur ou de blocage au niveau de l’œsophage (donc plus bas).
Origines possibles du symptôme (par ordre décroissant de fréquence possible)
Angine ou amygdalite virale ou bactérienne
Mononucléose infectieuse
Infection dentaire
Ulcération aphteuse, herpès
Autres maladies rares : cancer, diphtérie, pemphigus,…
Questions fondamentales et conduites à tenir
Le patient présente-t-il de la fièvre et un syndrome grippal?
| En cas de fièvre et de syndrome grippal associé, l’étiologie est le plus souvent virale. Traitement symptomatique par paracétamol. |
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Quel est l’aspect de la gorge ?
| Des amygdales rouges ou rouges et points blancs ne permettent pas d’éliminer une origine infectieuse bactérienne; seul un test diagnostic rapide (TDR) réalisé par le médecin posera la nécessité de traitement ou non pour les antibiotiques. |
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Des ulcérations douloureuses sont elles présentes?
| De petites ulcérations multiples sur la langue, l’intérieur des joues ou les lèvres signent des aphtes. La guérison est spontanée en 7-10 jours. |
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Le patient revient-il d’un voyage récent ? Est-il vacciné ? Présence de fausses membranes ?
| La diphtérie (infection en recrudescence dans les pays de l’Est ; vaccination obligatoire en France) peut se manifester par une angine. |
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Depuis combien de temps évolue le mal de gorge ?
| Une évolution chronique (plusieurs semaines) et/ou récidivante doivent faire évoquer une pathologie plus rare, notamment tumorale. L’éthylisme, le tabac, surtout s’il y a un contexte d’altération de l’état général sont fortement suspects et doivent motiver une consultation du médecin traitant puis du spécialiste ORL rapide. |
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Ce que vous pouvez faire
Premiers gestes
En cas de suspicion de diphtérie, le patient doit être isolé ; se laver les mains.
Conseils
Aphtes : gel et comprimés analgésiques peuvent être utiles.
Toute angine doit être montrée à un médecin pour juger de l’opportunité de démarrer une antibiothérapie.
La clinique/contexte
Devant un oeil rouge ou douloureux, l’enjeu est d’identifier une pathologie simple ne menaçant pas la vision (hémorragie sous-conjonctivale, conjonctivite) d'une pathologie grave menaçant l’œil (infection cornéenne, uvéite antérieure, glaucome aigu).
Origines possibles du symptôme (par ordre décroissant de fréquence possible)
Conjonctivites (virales, bactériennes, allergiques)
Kératite
Uvéite
Glaucome aigu par fermeture de l'angle
Syndrome sec
Questions fondamentales et conduites à tenir
Y a t il une baisse de l'acuité visuelle ?
Une baisse de l’acuité visuelle nécessite une consultation médicale - ophtalmologique - en urgence.
Kératite, uvéite et glaucome aigu sont les principaux diagnostics |

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La cornée est-elle transparente ?
| Une diminution de la transparence cornéenne, un cercle périkératique (autour de la cornée) et des douleurs oculaires évoquent une kératite. Les corticoïdes locaux sont formellement contre-indiqués. |

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La présence d’un myosis (pupille serrée) avec une cornée claire signe une uvéite antérieure pouvant s’intégrer dans certaines pathologies. |

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Une cécité unilatérale douloureuse est-elle présente ?
| Une cécité unilatérale, des douleurs importantes, avec une mydriase, doivent évoquer un glaucome aigu avec augmentation brutale de la tension intraoculaire. |
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L’acuité visuelle est-elle conservée ?
Pas de baisse d'acuité visuelle, sécrétions conjonctivales, paupières collées le matin au réveil signent une conjonctivite bactérienne banale.
En cas d’allergie, la conjonctivite accompagne les signes ORL (catarrhe oculo-nasal). |
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Ce que vous pouvez faire
Premiers gestes
En cas de traumatisme oculaire, un examen ophtalmologique est nécessaire pour vérifier l’intégrité de la cornée (test à la fluroscéine).
En cas de perte de substance (« œil crevé »), recouvrir les 2 yeux d’une compresse stérile et alerter les secours. |
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Conseils
Dans tous les cas d'oeil rouge, examen ophtalmologique spécialisé en l'absence d'amélioration rapide, en quelques jours.
Ne jamais mettre de corticoïdes locaux sans examen médical |
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La clinique/contexte
Le syndrôme grippal ou viral correspond à un ensemble de symptômes proches de ceux de la grippe (pharyngite, myalgies, fièvre,…) et liés à une infection virale le plus souvent bénigne. En période épidémique de grippe, le diagnostic grippal est quasi certain.
Origines possibles du symptôme (par ordre décroissant de fréquence possible)
Grippe
Infection virale
Infection bactérienne
Questions fondamentales et conduites à tenir
Quels sont les symptômes ?
La fièvre est précédée de myalgies à type de courbatures et accompagnée d’une toux le plus souvent sèche et d’un mal de gorge. Le contexte épidémique est très évocateur.
Le traitement est symptomatique (paracétamol). |
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La fièvre est-elle bien tolérée ?
| Une fièvre élevée à plus de 39°C peut être très mal tolérée et nécessite un traitement antipyrétique et étiologique. Prendre la température toutes les 4 heures, s’hydrater correctement. |
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Y a-t-il des signes de gravité et/ou d’infection bactérienne ?
Des céphalées inhabituelles (contrairement à la migraine) accompagnées d’autres symptômes doivent attirer l’attention sur une méningite.
De même, une toux avec une douleur thoracique plus ou moins accompagnée de crachats purulents nécessitent une consultation (pneumonie). |


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Le patient a t il des maladies associées ?
| La grippe peut occasionner une décompensation d’organe chez des patients fragiles (âgés, insuffisants cardiaques ou respiratoires, immunodéprimés). Une consultation médicale rapide (dans la journée) s’impose. |
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Y a-t-il eu un voyage récent ?
| Un accès de paludisme au retour d’un voyage peut se manifester par un syndrome grippal. |
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Ce que vous pouvez faire
Conseils
La vaccination anti-grippale est conseillée et prise en charge à 100% pour les personnes de 65 ans et plus et celles, quel que soit leur âge, suivies pour l'une des 9 Affections de Longue Durée et les personnes atteintes de tous types d’asthme et de bronchopneumopathie chronique obstructive, les personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour, quel que soit leur âge.
La clinique/contexte
La toux est un acte réflexe au cours duquel se succèdent 3 phases avec un rôle prépondérant de la glotte : une phase inspiratoire à glotte ouverte, une phase de compression à glotte fermée et une phase expiratoire avec ouverture brutale de la glotte. La toux constitue un symptôme fréquent (1 consultation sur 10 en médecine générale). On distingue les toux aiguës des toux chroniques, les toux sèches des toux productives qui ramènent une expectoration.
Origines possibles du symptôme (par ordre décroissant de fréquence possible)
Infection des voies respiratoires supérieures
Bronchite
Pneumonie
Causes rares : corps étranger, tuberculose, emphysème, œdème aigu du poumon…
Questions fondamentales et conduites à tenir
Signes de gravité respiratoire ?
| La toux ne constitue pas le maître symptôme mais peut accompagner une détresse respiratoire : cyanose, sueurs, fréquence respiratoire très rapide (> 30 par minute) ou très lente (< 15 par minute)…… |
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La toux est-elle chronique ?
On définit les toux aiguës qui sont < 3 semaines et les toux chroniques qui sont > 3 semaines. Un examen médical, éventuellement associé à une radiographie pulmonaire, est indispensable.
Asthme, origines ORL (laryngites, otites, rhinites, sinusites chroniques) et reflux gastro-œsophagien sont les principales causes. |
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Traitement par IEC ?
| L’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) provoque cet effet indésirable dans 10 à 15 % des prescriptions. Un traitement alternatif peut être envisagé. |
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Y-a-t-il un contexte infectieux évident ?
| Les infections en cause sont le plus souvent virales (ORL, trachéite, bronchite) et la toux s’accompagne de fièvre, courbatures et écoulement nasal. Dans ces cas, des examens complémentaires sont inutiles et le traitement symptomatique suffit chez l’adulte sans pathologie associée. |
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| En revanche, l’association avec une douleur thoracique, une expectoration purulente ou sanglante ou une persistance des symptômes imposent une consultation médicale. |
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Ce que vous pouvez faire
Premiers gestes :
En cas de détresse respiratoire, la position demi-assise permet l’attente des secours. Une oxygénothérapie rapide est indispensable. |
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Conseils :
Les infections virales nécessitent un traitement symptomatique (antalgiques, antipyrétiques, mucolytiques).
En cas de pénétration d’un corps étranger (cacahuète …), la toux est un réflexe et confirme la perméabilité des voies aériennes. Une consultation médicale s’impose mais il est inutile – voire dangereux – de pratiquer des manœuvres intempestives.
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